Musique aux THERAPIES - Fièvre des notes (partie 2) 

Musique aux THERAPIES - Fièvre des notes (partie 2)

La vie sans Musique

est tout simplement une Erreur,

une Fatique,

un Exil

Nietzsche

unnamed.gif
unnamed.gif
unnamed.gif

(Partie 2)

L’impact de la musique est puissant ;

symphonie neuronale, elle agit sur nos émotions, notre mémoire, nos capacités cognitives, notre respiration.

On vit tous régulièrement les effets de la musique sur nous; apaisante, électrisante, dynamisante, rassurante,,, Comment la musique agit-elle sur nous ?

On entend avec nos oreilles et notre peau voire tout notre corps si nous nous trouvons trop près d’enceintes hurlantes …Depuis les années 2000 environ de nombreux laboratoires de recherche dans le monde s’intéressent au pouvoir de la musique. Les résultats sont étonnants. La musique offre un feu d’artifice neuronal et hormonal.

 

Ecouter ou pratiquer de la musique provoque des changements du flux sanguin cérébral. Elle permet aussi de réguler les émotions et augmente le sentiment de plaisir, en activant la libération de dopamine, hormone du plaisir.

Elle influence notre rythme cardiaque et respiratoire, notre tonus musculaire. Ses effets sont multiples au niveau biochimique, neurophysiologique, psychologique, cognitif, émotionnel.

Cependant cette partie tangible, « mesurable » et scientifique de la musique représente pour ma part la partie émergée de l’iceberg.

Le reste appartenant au domaine du sensible et du subtil, de l’humain et de la relation à soi, relation à l’autre, du mystère de la créativité et de la beauté de l’art.

Et je souhaite que jamais nous ne puissions expliquer et fabriquer sur commande (même si certains compositeurs savent si bien nous faire vibrer) ce frisson musical si particulier que nous ressentons à tel ou tel passage d’un morceau aimé, et qui nous remémore tel ou tel moment fort de notre existence.

Howard Gardner, père de la théorie des intelligences multiples, place l’intelligence musicale parmi nos 7 ou 8 intelligences.

Différentes expériences démontrent que la pratique d’un instrument musical ou l’écoute régulière augmente nos capacités cognitives (mémoire, concentration, raisonnements mathématiques).

 

Comme notre environnement, social, familial, culturel, notre environnement sonore aurait-il donc un impact sur la modélisation de notre cerveau ?

Oui tout à fait ! Je parle d’écologie sonore et musicale. Cette dimension environnementale sonore et musicale débute dès la période foetale par le bain sonore dans lequel nous évoluons (bruits internes du corps de la mère, sons & bruits extérieurs, voix, musiques …) et se poursuit toute la vie.


Nous ne portons pas encore assez attention à la pollution sonore (même si des efforts sont fait depuis plusieurs années pour réduire les nuisances sonores). De nombreux patients qui présentent sans le savoir des fatigues auditives.

 

Dans ce cas nous tentons ensemble de retrouver et définir un environnement sonore et musical personnalisé qui les nourrissent et déstressent.

Dans les goûts musicaux, le choix des styles et harmonies, l’étude d’instruments, la musique répond au besoin d’appartenance, très important à l’adolescence.

Vecteur de communication, la musique peut-elle être considérée comme support d’identité ?

Les nouvelles technologies ont élargies considérablement notre possibilité de « vivre en musique ».

Les jeunes et adolescents en font leur compagnon de route. Grâce aux techniques d’enregistrement du siècle dernier l’écoute musicale s’est considérablement démocratisée. Avec des capacités de stockage inouïes, nous pouvons en faire un compagnon de route quotidien et l’emporter n’importe où.

Quelle joie pour toute cette génération de années 80 qui a découvert le plaisir du walkman !

Je ne crois pas que tous soient devenus des personnes enfermés dans leur univers musical aujourd’hui ;-).

Cette utilisation de la musique comme « nourrissage sonore » correspond souvent à la période adolescente, comme une recherche et un support d’identité, d’individuation et de reconnaissance au sein d’un groupe.


Ce peut être aussi chez l’adulte des phases de repli, de retour sur soi, de concentration ou méditation. Tout dépend de la fréquence et de l’usage.
Etre 24h/24 ou presque branché sur ses écouteurs/sa musique nous coupe à force du monde et des relations sociales.

Dans le système d’échanges et de découvertes que cette nouvelle façon de vivre entraîne, la musique peut-elle être pensée comme un vecteur de lien social à entretenir ?

Respecter les goûts musicaux de son ado ou de ses enfants, c’est leur permettre d’exprimer déjà leur personnalité, leur identité. Leur demander de nous faire découvrir tel ou tel interprète de leur époque est important dans le lien parental que l’on tisse avec eux à cette période sensible.

On peut échanger à propos des « tubes » des différentes époques. 

Cela implique aussi un savoir vivre ensemble sonore, ou le volume de l’un ne vient pas gêner l’autre. Il peut exister des conflits intergénérationnels sur fonds musicaux ou sonores. Le fameux « Baisse ta musique !!» que nous avons tous entendu et que nous utilisons certainement.

Au delà du plaisir du son fort, ceci peut dénoter un vecteur de communication. Ce qui ne peut se dire par la parole, s’exprime alors par la musique, le volume, le son, le bruit…

 

Tous les parents ont sans doute vécu cet épisode où l' ado mécontent s’isole dans sa chambre en mettant la musique à fond et exprime ainsi sa colère 😉

Jouer de certains instruments comme la guitare ou la batterie peuvent servir de décharge émotionnelle et physique tout comme aller taper dans un punching ball ou courir.

main19ok.gif
images.jpg
Image1.jpg
unnamed.gif
unnamed.gif